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La guerre n’a pas un visage de femme – Svetlana Alexievitch

4ème de couverture:

La seconde Guerre mondiale ne cessera jamais de se révéler dans toute son horreur. Derrière les faits d’armes, les atrocités du champs de bataille et les crimes monstrueux perpétrés à l’encontre des civils se cache une autre réalité. Celle de milliers de femmes russes envoyées au front pour combattre l’ennemi nazi.

Svetlana Alexievitch a consacré sept années de sa vie à recueillir des témoignages de femmes dont beaucoup étaient à l’époque à peine sorties de l’enfance. Après les premiers sentiments d’exaltation, on assiste, au fil des récits, à un changement de ton radical lorsque arrive l’épreuve fatidique du combat. Délaissant le refuge du silence, ces femmes osent enfin formuler la guerre telle qu’elles l’ont vécue.

Âme sensible s’abstenir!
Ce livre est une grosse claque.
Une évocation de la guerre, de souffrance et de violence, d’amour parfois au moment le plus inattendu.

L’auteur a décidé d’étudier la seconde guerre mondiale d’un point de vue méconnu, le point de vue des femmes soviétiques. On voit souvent la guerre par le biais du regard de l’homme et l’on considère souvent que la guerre ne concerne pas les femmes, et qu’elles n’y participent pas, qu’elles restent à la maison à s’occuper des enfants.

L’auteur a donné la parole a des femmes qui n’ont plus jamais pour la plupart parlé de ce qu’elles ont vécu pendant la guerre. Ces femmes qui bien souvent se sont tues pour ne pas être considérées comme les putains du front par les femmes restées à l’arrière et afin d’être vue par les hommes comme des femmes à part entière. Car si la solidarité était reine au front, lors de leur retour à l’arrière le fait d’avoir participé au combat en tant que femme laissait une marque indélébile.

Le tour de force de l’auteur c’est aussi d’avoir écrit ce récit pendant l’ère soviétique, avec ce que ça impliquait de censure. La censure, elle en parle d’ailleurs au début du livre, elle a rajouté des récits qui avaient été censurés par son supérieur et d’autres pour lesquels elle s’était auto-censurée, et vu les événements racontés on comprend pourquoi.

C’est un récit qui prend aux tripes, qui choque parfois, qui émeut souvent. Qui rappelle que la guerre ce n’est pas les beaux plans cadrés du cinéma, mais la violence, la boue, et le sang.

C’est une livre de mémoire, pour que l’on n’oublie pas et pour rendre hommage à toutes ces femmes qui ont contribué à la victoire à leur façon.

Un magnifique coup de cœur, qui ne laisse pas indemne.

 

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